Each day I see these eyes is a red letter day © Caz

Each day I see these eyes is a red letter day © Caz

Ceci est un hamster glouton
avec un chapeau et des oreilles d'éléphant.

Non ce n'est pas une belle photo, mais le craquage de nerfs après trop de boulot peut donner lieu à n'importe quoi, et cette oeuvre d'art collective à la craie en est la preuve. C'est tout. Ne soyez donc pas offensés, et dites moi plutot ce que vous voyez si vous n'avez pas trouvé le hamster.

Leçon du jour : Après la destruction, il ne faut pas tente de reconstruire, mais simplement construire. Se résigner n'est pas grandir, c'est vieillir. Et je n'ai pas envie de vieillir prématurément, quoique j'aimerais sûrement grandir un peu trop vite. Ne sois pas trop impatiente. Tout vient à point à qui sait attendre, disait l'autre. Alors je t'en prie, donne moi au moins le temps de te le faire comprendre.

Je déteste quand mon cerveau me joue des tours comme ça : ces moments où il me souffle au visage des sensations olfactives qui atteignent le c½ur et le ventre plutôt que les narines. De la torture mentale, comme pour me rappeler que je ne sais pas encore apprécier à sa juste valeur ces moments où je n'ai pas besoin de mémoire, qu'elle soit d'ailleurs involontaire ou non.


C'était tout aussi cohérent que la bouillie dans les bajoues d'un hamster n'est-ce pas ? Je veux un bol de Blédina maintenant, c'est malin. Screugneugneu.

# Posted on Monday, 09 March 2009 at 2:28 PM

Edited on Monday, 09 March 2009 at 2:58 PM

Leeloominaï © Caz

Leeloominaï © Caz

J'aime les coincidences de la vie. Les géniteurs ne savent pas combien de temps ça m'a pris pour oser me regarder dans une glace et sourire avec mes yeux à nouveau. Rire aux éclats devant ce corps, à corps.

J'aime les coincidences de la vie. Je me rappelle quelques mouvements de cette chorégraphie. Danser dans le plus simple appareil, se laisser transporter par ces notes d'autant plus belles qu'elles sont inaccessibles. D'abord se délier, lentement. Puis la montée en crescendo. 03:18. Bang. Etre sur une scène dépouillée sous une lumière bleue, et fendre l'air de mes jambes, voilà ce que je voudrais. Ciseaux. Ça me brûle le corps.

Et toi, voudrais-tu m'y voir,
ou encore t'y échauffer les doigts ?

J'aime les coincidences de la vie. L'air, l'eau, la terre, le feu. Mais je crois que j'aime encore plus le cinquième élément. Etre ce cinquième élément, même. Serait-ce possible que j'incarne quelquechose à mon tour ? Ne pas être n'importe qui, mais surtout ne pas avoir n'importe quoi, à l'intérieur, et pouvoir le libérer, à l'extérieur. C'est toujous plus beau dehors.

J'aime les coincidences de la vie. On croit trop souvent dire des choses insignifiantes. Mais Leeloo dit : Badaboom, et Korben répond : Big, oui, big badaboom.

# Posted on Sunday, 01 March 2009 at 9:34 AM

Edited on Sunday, 01 March 2009 at 11:04 AM

Jeez Louise, Papa Cheese © Caz

Jeez Louise, Papa Cheese © Caz
Parce qu'une grande maison vide + une fille désabusée = très mauvaise équation. On s'ennuie bien vite, et donc on fait n'importe quoi, du coup de ciseau bien placé dans les cheveux aux coups de pinceau sur des cartons. La même rengaine, all over again.

Et alors pourquoi toi, lecteur virtuel, n'as-tu plus rien à me dire ? Je me sens seule alors que j'devrais pas.

COME ON & COMMENT!

Pour la peine je me venge en ne me donnant pas la peine de chercher une quelconque inspiration mais en faisant pendre à la toile mes envies futiles hors de prix du moment, parce que je ne trouve rien de mieux à faire pour perdre mon temps que ça en devient lamentable, mais elles le valent bien et puis ne me dites pas que c'est la crise :

____[✿] Ce body me fait baver, mais en même temps vu la
____photo on se refait pas, hinhin je me marre toute seule
____[✿] High heeled ballet shoes, just for the sake of it
____[✿] Une paire de Doc's

Je fais n'importe quoi, il est bientôt 1h du mat' et je suis encore debout sans rien d'excitant pour me tenir éveillée, mais curieusement j'aime ça.

Note to self : Quand quelqu'un vous surprend à vous donner tout un tas de surnoms improbables et que ceux-ci semblent étrangement vous correspondre, ça doit être le signe qu'il faut arrêter de fuir. Comme la nymphe qui court pieds nus dans la forêt et qui se volatilise au détour d'un bosquet, je soulève lentement le voile. Mais lequel?
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# Posted on Thursday, 26 February 2009 at 11:22 AM

Edited on Friday, 27 February 2009 at 6:58 PM

Making plans © Caz

Making plans © Caz

Let the right one in, låt den rätte komma in. Oui, laisse toi pénétrer par celui qu'il faut, quelque soit le sens que tu donnes à cette phrase. Morse. Non, ce n'est pas douloureux, ça apaise même les blessures.

C'est donc ça.

Sortons de l'enfance en nous mordant les doigts de ne pas avoir été sages un-
Sortons de l'enfance en nous mordant les doigts de ne pas avoir été sages un peu plus longtemps. Mordons nous plutôt le cou, ce même pilier à notre tête vidée de tant d'illusions perdues. Et pas pour de faux, cette fois. Volutes de fumée dans l'air glacial. Animaux nocturnes. Fenêtre entrouverte. Morsure. Sortons de l'enfance en nous mordant les doigts de ne pas avoir été sages un-


« : Mardi 24 Février : »
▂▂▂▂▂▂

On me regarde glisser sur la neige : "Tu ne skies pas, tu danses avec la montagne, tu flottes au dessus d'elle". Je vole. Il y a encore peu de temps, j'aurais paniqué à l'idée de me retrouver seule dans cet autocar vide de ses 60 places exceptée la mienne et celle d'un chauffeur bavard, sur les routes sinueuses des Alpes blanches. Et si ..? Il ne m'arrivera rien, parce qu'écouter parler quelqu'un de quelque chose qu'il sait ne pas être à sa portée, c'est très enrichissant. J'écoute, passive. On est humains, et c'est déjà une belle chose à partager. Comme j'étais seule ensuite avec ma pizza aux artichauts sur ce banc de gare, assise au soleil. Une fois dans le train, je me laisse aller à des rêveries chevaleresques en passant sous le château de Miolans*. Il est beau. Je suis dans ma diligence collectivement moderne, prête à rejoindre mon prince dans le haut pays. Je l'ai toujours dit, les contes de fée ne sont pas pour les enfants.

# Posted on Friday, 20 February 2009 at 10:02 AM

Edited on Thursday, 26 February 2009 at 10:24 AM

Holes & Bruises © Caz

Holes & Bruises © Caz

How about me not blaming you for everything
How about me enjoying the moment for once
How about how good it feels to finally forgive you
How about grieving it all one at a time
(.)

Je ne dis pas toujours ce que je pense. Mais quand je dis quelque chose, c'est toujours le reflet de ma pensée. On tourne bien les pages pour lire les livres, quand bien même ils sont ouverts. Ce que je ne dis pas encore en parole se transformera en mots dans ma bouche tôt ou tard. Alors en attendant, apprenons à capturer le silence. Les mots ne sont qu'une belle excuse à celle qui voudrait rattraper le temps. Je n'ai plus de temps à perdre, ni à gagner. Le présent m'est trop précieux pour anticiper le futur, ou m'enfouir dans le passé. Alors je me tais. J'essaie de dissiper la peur du lendemain. Et je vis.


How about no longer being masochistic
How about remembering your divinity
How about unabashedly bawling your eyes out
How about not equating death with stopping



Try to read me and I'll be an open book


Je citerai Benjamin Button dans tout son cliché hollywoodien, mais : " For what it's worth: it's never too late or, in my case, too early to be whoever you want to be. There's no time limit, stop whenever you want. You can change or stay the same, there are no rules to this thing. We can make the best or the worst of it. I hope you make the best of it. And I hope you see things that startle you. I hope you feel things you never felt before. I hope you meet people with a different point of view. I hope you live a life you're proud of. If you find that you're not, I hope you have the strength to start all over again. "

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# Posted on Wednesday, 18 February 2009 at 8:29 AM

Edited on Sunday, 01 March 2009 at 9:36 AM